La campagne est finie à Orange

« Nous avons fait la meilleure campagne possible sans le succès que nous attendions dans les urnes. La démocratie a parlé. Au-delà de la polémique sur l’utilisation des machines à voter, c’est bien sur nos pratiques d’opposants que nous sommes interrogés. Le contact permanent avec la population est un enjeu majeur. Aujourd’hui c’est une équipe renforcée qui va se présenter en mairie ce 28 mars à 11h00, date à laquelle le nouveau Conseil Municipal va être installé. Nous resterons 6 opposants. Ces 6 personnes, avec un fort rajeunissement, ont tous la même envie d’en découdre et de ne rien laisser passer à un maire autocrate, manipulateur, menteur qui marque profondément l’esprit de la ville, dresse les populations les unes contre les autres, détruit son potentiel économique et son avenir.

Pour le groupe « Aimer ma ville », le plus nombreux (3 personnes) et aussi le plus soudé, le plus efficace, l’enjeu -et surtout le devoir d’assurer nos futures victoires- est un engagement devant une population déboussolée.

Pour information, ce sont 7 300 personnes qui ne se sont pas déplacées pour prendre leur avenir en mains. Plus que le nombre de personnes qui ont votés pour le sortant, malheureusement aussi vite réinstallé. Mais pour combien de temps, lorsque l’on sait que la correctionnelle l’attend avant les vacances d’été ?

Tout ce qui sera possible de faire pour que ce mandat ne se termine pas va être mis en œuvre. Les Orangeois n’aident pas leur ville, mais le savent-ils, le comprennent-ils ?

Cette campagne aura été l’occasion de renforcer notre contact avec les Orangeois qui aujourd’hui ne peuvent plus ignorer que des opposants se battent pour la démocratie à Orange. »

Anne-Marie Hautant, tête de liste de l’opposition démocratique orangeoise.

 

 

◙ L’opposition citoyenne l’emporte à Biot.

    Depuis plusieurs années, un Collectif citoyen s’était créé pour lutter contre le projet pharaonique du maire UMP au lieu-dit « les Bâchettes », dans la partie nord du vieux village: création d’un parking qui serait délégué à Vinci pour 40 ans, accompagné d’un centre commercial, d’immeubles de logements à des prix probalement aussi prohibitifs pour les Biotois que celui qui vient d’être construit à l’entrée du village, sans oublier une  maison de santé non agréée par l’agence régionale de santé (malgré ce qu’avait tenté de faire croire le maire) destinée à accueillir rien moins que 70 professionnels de santé (sic !). Ce collectif a intenté 15 recours au tribunal administratif contre le projet (pas encore de suites connues).

Pendant près d’un an, autour d’une élue d’opposition, Guilaine Debras, un groupe de citoyens, dont certains issus du Collectif, a travaillé sur un projet alternatif  au Bâchettes (le contre projet, appelé « le juste projet » est magnifique) et sur un programme cohérent pour Biot, fondé sur le lien entre les habitants, la maîtrise des finances et le développement économique.

 

La liste qui s’est présentée au premier tour était, selon les paroles de Guilaine Debras « et de droite, et de gauche »; même si cette liste comprend un membre de l’UDI, elle était surtout composée de citoyens sans étiquette mais dont les idées penchaient vers  l’économie sociale et solidaire et l’écologie. Seules 4 personnes étaient « encartées »: deux au PS, une aux Alternatifs et moi, au Poc.

Il faut bien dire que cette liste était fortement marquée par la présence d’informaticiens travaillant à Sophia Antipolis et plus généralement de personnes du secteur « tertiaire », avec, selon nos détracteurs, une image « technocratique »,

En Février, alors que nous passions déjà un temps considérable à faire des réunions publiques, du porte à porte et à tracter dans les boites aux lettres, un adjoint au maire en désaccord avec le projet des Bâchettes a démissionné et constitué sa propre liste de « vrais Biotois », sans étiquette mais plutôt marquée à droite, voire avec quelques éléments proches du FN.

 

 

 

Il a réussi, avec un programme assez proche du nôtre et sans beaucoup militer, à obtenir plus de 18 % des voix au premier tour. Il est vrai que certaines familles du vieux village étaient très sensibles au côté « terroir », rassurant, de cette liste.

Au deuxième tour, il devenait indispensable de fusionner, ce qui a été un moment difficile pour tous; après 24 heures de tractations,  6 personnes de la « 3è liste » ont été intégrées, dont la tête de liste en 4è position. Entre les deux tours, il a fallu expliquer  aux électeurs ce que l’UMP a appelé le « mariage de la carpe et du lapin »; mais d’une part, il fallait absolument faire échouer le projet « Bâchettes »; c’est ce que les citoyens du Collectif attendaient de nous et même des gens de gauche nous ont demandé de faire cette fusion; d’autre part, les programmes des deux listes se ressemblaient beaucoup.

Le report des voix a été satisfaisant mais l’augmentation du nombre de votants au 2è tour s’est faite en faveur du maire sortant puisqu’en définitive, nous n’avons obtenu que 104 voix d’avance. Mais c’est quand même une belle victoire, d’autant qu’entre les deux tours, l’UMP s’est déchaînée en faisant une campagne au ras du caniveau.

Je pense qu’il ne sera pas difficile de travailler avec les personnes de la 3è liste que nous avons accueillies sur la nôtre; Nous avons la même envie de ne pas dénaturer le village, de tisser des liens entre les anciens habitants et les nouveaux venus (plus de 40 % des habitants ne vivaient pas à Biot en 2008) et, pourquoi pas, de favoriser les cours d’occitan-provençal en activité péri-scolaire.

Il y aurait encore beaucoup à dire de cette expérience – hier, j’ai entendu sur France 3, que cette liste « de gauche et de droite » était unique en France – ce qui est sans doute excessif car c’est le cas de nombreuses listes sans étiquette –  Mais c’est bien une tendance du moment; à Grasse aussi, s’est constituée pour le second tour une liste réunissant des personnalités de gauche et de droite, avec une tête de liste communiste et elle a frôlé la victoire. Il est possible que cette approche humaniste et proche des citoyens, permette d’éviter que des électeurs désorientés par la situation politique actuelle se tournent vers l’abstentionnisme ou s’égarent vers le FN en croyant trouver dans le repli sur soi la solution à la crise et à leur peur de l’avenir.

C’est faire de la politique autrement, plus près des citoyens…plus loin du centralisme français auquel s’accrochent les énarques de droite et de gauche, sans voir qu’il est responsable du rejet de la politique par une proportion croissante d’électeurs. Et, en ce sens, saluons l’immense victoire de Gille Simeoni et de sa liste autonomiste à Bastia, contre le système claniste de la gauche jacobine.

                                                                                    Sylviane FRANZETTI

 

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AIX en Provence

Après le deuxième tour, déclaration de Hervé Guerrera

« Je souhaite dire un très grand merci à Édouard BALDO pour ce combat bien difficile qui dans le contexte national n’était absolument pas gagnable. Nous avons su, avec une tête de liste intègre, responsable et même si le score d’hier nous « ensuque » un peu, garder un cap qui demain portera ses fruits : Anti européenne, métropolophobe, engluée dans les affaires l’équipe au pouvoir réaffirmait, dès hier, son vrai visage. Nous avons eu droit à la diatribe d’une Maryse Joissains déchainée qui prétend défendre un département je cite: « riche de deux mille ans d’histoire ». Comme quoi plus c’est stupide, plus c’est affirmé haut et fort. Une marque de fabrique constante de cette équipe.Nous devons et nous serons, et ce dès l’installation du nouveau/ancien maire, tous ensemble résister. Avec une absence totale de vision territoriale, avec la mairie, la CPA et demain la métropole utilisées comme des guichets les aixoises et aixois vont continuer à souffrir d’une politique clientéliste et partisane. Grâce à une opposition résolue et rassemblée nous montrerons les failles béantes d’un système clanique et organiserons la riposte comme l’alternative.

Mais cela ne sera possible, six ans c’est long, que grâce à votre mobilisation, à votre énergie forcément renouvelable. Un grand merci également à tous pour cela, comme pour votre engagement dans cette campagne. Face aux dangers extrémistes, au pouvoir comme dans l’opposition aixoise, nous ne pouvons avoir qu’une seule attitude : tourner la page, repartir, e rebâtir. Nous comptons sur vous, vous pouvez compter sur nous!

Provençala, Provençau, pòble sestian, ensems bolegam! »

                                                                                                      Hervé GUERRERA

Conseiller Municipal d’opposition

Partit Occitan

 

 

 

◙ Ensemble pour Six-Fours, Var-Liste écologiste et citoyenne

Soutenue par EELV et le P.Oc, trois EELV et un POC, cette liste était composée de personnes de la société civile dont la plus part se présentait pour la première fois à une élection. Un départ tardif en campagne, suite à un premier départ raté dû au renoncement de la tête de liste pour des raisons professionnelles. Peu de moyens : une distribution de tract par marché (Le Brusc, Les Lones, le centre-ville) ;  de bons contacts avec des gens intéressés, une conférence de presse avec une page dans Var matin et un site internet, une page face book. La profession de foi prenait en compte la langue :

« – Promouvoir la langue d’oc et la culture provençale, au travers de festivals, et dans le cadre

d’ activités scolaires ou périscolaires ; mise en place de panneaux bilingues expliquant l’origine des noms de lieux. » Le logo du Partit Occitan figurait sur tous les documents de campagne.

Avec 6,48 % au premier tour, la liste ne pouvait faire  d’alliance au deuxième tour avec des listes de droite et d’extrême-droite. Estève BERRUS

 

◙ Vaucluse

A MENERBES, Jean-Claude PUECH (POc) en 9e position sur la liste ROUSSET-ROUARD n’était pas élu lors du premier tour (39, 48%) emporté par RUFFINATTO DIV : 60.51%.

A VALREAS, OLIVIER Marc, candidat Bastir figurait sur la liste PS (« Pour un avenir confiant »), arrivée 4ème avec 15.77% – Désistement pour éviter la victoire du FN – Objectif atteint.

 

Pròche Provença

Notre camarade  Gérard Leinaud conduisait une liste  de rassemblement à Joyeuse (Ardèche), classée DVG. Avec le bon score de 26, 24% des voix exprimées, il ne pouvait se maintenir face à deux autres listes (Tourre DVD, 38,65% et Lacour, DVG, 37,10%), préférant se retirer sans accord possible sur des revendications communes avec les deux autres listes.

Dans la Drôme, notre camarade Isabelle MEJEAN est élue à Saint-Restitut, dès le 1er tour, sur la liste ARMAND (Div) avec 54.48% des voix

Pour réagir : info[a]adeo-oc.eu