Dans son ranch texan, Rex Tillerson, comme nombre de ses voisins, a signé la pétition : « Not in my backyard ! »(= Pas dans mon jardin) pour éviter que l’on installe près de chez lui un château d’eau destiné à la fracturation hydraulique. Il a même porté plainte avec d’autres au prétexte que l’extraction des gaz de schiste si près de sa demeure en réduirait la valeur. Cette plainte précise : « Les propriétaires ont construit ou acheté leur maison à Bartonville pour vivre dans un quartier haut de gamme, sans industries, hauts immeubles ou autres bâtiments qui pourraient dévaluer leur propriété et affecter négativement le mode de vie rural qu’ils recherchent ». Il a même reçu l’appui ironique de Josh Fox, réalisateur de Gazland, qui sur son compte twitter a écrit « Je suis avec Rex ».

Dans son bureau de Président d’Exxon Mobil, Rex Tillerson s’oppose au projet de loi régulant la fracturation hydraulique et compte les milliards que lui rapporte le gaz de schiste.

Après Docteur Jekyll and M. Hyde, voici Rex Tillerson and M. Schiste.                                                                                                                                     

   Et en France ?

 

Montebourg, les ingénieurs des Mines, de nombreux journalistes et d’autres encore en sont persuadés : pour résoudre tous les problèmes de la France et surtout celui du chômage, il suffit d’autoriser l’exploitation du gaz de schiste comme aux Etats-Unis. N’ont-ils pas créé 600 000 emplois ? Oui, mais avec 500 000 puits soit 1.2 emploi par puits.

Pour créer 100.000 emplois en France, ce qu’ils nous promettent, il faudrait creuser plus de 83.000 puits en évitant, bien entendu les propriétés de Messieurs de Margerie, le patron de Total, Montebourg et autres afin qu’ils ne signent pas la pétition  » Pas dans mon jardin ».

Voilà ci-dessus un exemple de ce que pourrait donner par ailleurs l’implantation de ces puits près de chez vous.

 

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