Le temps viendra-t-il, enfin, où une institution officielle prendra la parole pour dire haut et fort les quatre vérités sur notre réalité occitane, pour mettre le doigt sur les multiples discriminations, pour dynamiser les actions de reconquête ? Je me limiterai à la seule défense de notre langue et de notre culture occitanes. Le politique se nourrit aussi de l’anecdotique et je ne vois pas pourquoi on ne répondrait pas par des phrases assassines aux attaques contre notre statut et notre culture. Nous manquons d’une voix politique officielle et occitane pour porter cette dimension et pour donnerla réplique à ceux qui nous contestent, nous agressent ou nous insultent. Il faut apprendre à tacler nos ennemis. Il faut, aussi, être cohérent : ne pas chercher à accuser Paris quand on ne fait pas, au pays, ce qui serait en notre pouvoir.

Le temps viendra-t-il, enfin, où une institution officielle prendra la parole pour dire haut et fort les quatre vérités sur notre réalité occitane, pour mettre le doigt sur les multiples discriminations, pour dynamiser les actions  de reconquête ?

Je me limiterai à la seule défense de notre langue et de notre culture occitanes. Le politique se nourrit  aussi de l’anecdotique et je ne vois pas pourquoi on ne répondrait pas par des phrases assassines aux attaques contre notre statut et notre culture. Nous manquons d’une voix politique officielle  et occitane pour porter cette dimension et pour donner la réplique à ceux qui nous contestent, nous agressent ou nous insultent. Il faut apprendre à tacler nos ennemis. Il faut, aussi, être cohérent : ne pas chercher à accuser Paris quand on ne fait pas, au pays, ce qui serait en notre pouvoir.

Pas d’enseignement de l’occitan puisque le statut d’occitan ne constitue pas un handicap avéré ! Un Président de la République a
d i t : « Pour donner à tous les même s chances… il faut tenir compte de toutes les différences qui singularisent… » afin de les traiter comme des « handicaps qui doivent ê tre corrigé s par un ef fort particulier… Pour rétablir l’égalité des chances , la discrimination positive es t une nécessité…» ! Un Président de Région a dit : « La r égion francil ienne a toujours su accueillir les exilés de l’intérieur » à qui elle « a offert des escal es momentanées ou permis à des famil les entières…de r enaître… parfois dans l’oubli de leur
ter re d’origine… El le assume pl einement… d’avoir su s édimenter…et intégrer toujours plus d’habitants ».

Singulier consensus qui permit de c ré er des cours de c réol e (handi cap avéré des Créoles pour s’intégrer) et de fermer les cours d’ occi tan (handicap n on avé ré po ur l’ in tégrati on de s Occitans).

Silence des officiels  dans les rangs occitans !

Nul ne menace l’occitan qui demeure un patrimoine du passé ! Un Premi er Ministre a dit : « Le dérisoire débat sur les langues minoritair es de France oc cul te des questions plus importantes… C’est un sujet anodin… Ne perdons pas notre temps… Ce rtains pensent que leur pays a du temps à perdre pour vagabonder dans le passé… Le débat se situe entre ceux qui pensent que la France doit impé rativement se doter des armes adéquates pour s e proj ete r vers l e monde exté rieur e t c eux qui pens en t que l eur inté ri eur
national est à lui seul un monde. L’une des armes adéquate s, c’est la maîtr ise de la langue française. »

Silence des officiels dans les rangs occitans !

Hor s de mon coin d’Occitanie, point de salut ! Un Président de Région Occitane a dit : « Les Régions ont une compétence territoriale et ne peuvent interférer hors de leur territoire de compétence. Aussim’est-il impossibl e d’interveni r auprès de l’État afin de soutenir la question de l ‘ens eignement de l’oc citan en Îl e de France ».Vos problème s, dans la Talveraoccitane, je m’en lave les mains…Silence des officiels dans les rangs occitans ! La langue « tribale » occitane induit la xénophobie ! Un intell ec tuel – très largement
publié par un quotidien « national » – a di t : « La mul tipl i c ité de s idiome s constitue moins une r iches se qu’une
pau vr eté on to lo gique et pol i tiqu e.

D’aucuns célèbrent aujourd’hui l e parl er local comme l e fin du fin. Je songe aux « nationali stes », plus justement nommés « indépendantistes régionaux », qui font de la langue un instrument identitair e, un outil de fermetur e sur soi , une machine d e gu er r e anti – universelle, autrement dit un dispositif tr ibal… La langue r égionale exc lut l’étranger… elle fonctionne en cheval de
Troi e de la xénophobie, autrement dit, puisqu’il faut préciser les choses, de la haine de l’étranger… »

Silence des officiels dans les rangs occitans !

L’INADMISSIBLE SILENCE

À Paris, l’occitan « file à la française» Un quotidien « nati onal » a di t : « Selon un rapport de l ‘UNESCO, 26 langues meurent en France métropolitaine faute, notamment, d’un accès restreint aux médias… » Ce même journal ignorait, quelques temps plus tard, ce fait notable de société que constituait la manifestation de Carcassonne. Si, « à Bruxelle s – comme le dit ce journal – le français file à l’anglaise », le journaliste ne s’émeut guère qu’à Paris l’occitan file à la française…

Silence des officiels dans les rangs occitans !

Exit Saint -Louis et son (presque compère) Napoléon Passe encore que Louis IX s’affiche au fronton de certains édifices publics en France mais Saint-Louis peut choquer une saine sensibilité laïque et je comprendrais que l’on débaptisât le Saint ! Là n’ est pas, cepen dant , l’ objet essentiel du propos. Ce fut bel et bien ce Louis IX qui prit une place « de las bèlas » dans les massacres en pays occitan
et qui fut, pratiquement, le premier à faire porter une étoile de reconnaissance aux juifs. On peut s’étonner que l’on n’ai t pas e ncore dé boul onné ce symbole de la répression. Qui interdirait aux hommes politiques, en pays occitan, de poser un acte fort en trouvant d’autres noms aux édif ices, boulevards, ave nues, rues o u aut re s impasses !

Pe nsons à no s amis c ré ole s Antillais, autre culture et autre langue opprimée de France. Par solidarité de destin et d’oppression, supprimons, en Occitanie, toute référence à Napoléon qui promulgua pour eux ce cadeau de la mère patrie : le rétablissement de l’esclavage !

J’appelle de mes voeux des discours de reconquête pour des inaugurations hautement symboliques !

Silence des officiels dans les rangs occitans !

Le droit d’être Occitans ! La Républ ique, l es Insti tut ion s Régionales Occi tanes, de nombreuses Asso ciatio ns Régi onal es Oc c itane s con tinuen t à ê tre imprégné es parl’esprit du code de l’indigénat. Nous sommes f iers de l ‘Académie Française et nous oublions qu’ elle a  sorti de mémorables documents contre les langues dites régionales qu’elle veut reléguer au rang de langues « mortes »
de culture. Osons la c réation officielle d’une Académi e française de Langue d’Òc.

Comme Français, nous avons aussi le droit d’être nous-mêmes – c’est-à-dire occitans – et de revendiquer le droit au prosélytisme, ici comme ailleurs, al país coma dins la talvera ! Osons un hymne occitan fédérateur. Pourquoi pas le « Se canta » ? Hissons le drapeau occitan sur les édifices publics à côté de ceux de la République et de la Commu nauté Européenne.

Faire de la poli tique, c’est au ssi « dénoncer », défaire la trame d’un tissu qui nous a corseté. Cela ne coûterait rien aux collectivités de l’aire occitane. Faisons entendre notre langue dans lesespaces publics. Ne faire que cela, ce serait faire de la politique par le petit bout de la lorgnette. Ne pas faire cela, c ‘est, non seulement, faire la politique de l’autruche mais c’est, surtout, avaliser notre perte d’identité.

Claude Assémat
le 30 août 2010

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