N°191 – Ponch de vista (Lo Cebier 136)

Fév 18, 2014

« Pour répondre à l’article de Pascal Recotillet (Lo Cebier N° 135), qui écrit que les productions d’électricité à partir du soleil ou du vent sont de l’ordre de 20% du temps, je pense qu’il a oublié les hydro-éoliennes qui fonctionnent en continu avec les courants marins ; toute la façade atlantique de Dunkerque à Bayonne peut être aménagée. On peut également construire 3000 à 3500 barrages hydro-électriques, sans compter le bio-gaz, les marées-motrices. Le Mistral ou le vent miegjornau soufflent 300 jours par an sur 365 dans notre vallée du Rhône. Ce qui n’empêche pas la décroissance énergétique. La propagande des pro-nucléaires nous parle de 75% de nucléaire, alors que la consommation en électricité n’est que de 17% et pourrait, en supprimant le gaspillage, n’être que de 10%.. »

                                                                                                                Guiu DUTRON

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N°191 – Social libéral ? (Lo Cebier 136)

Fév 18, 2014

Que Nani! Favorable à un «new deal social et territorial».

 

Alors que l’emballement médiatique autour des jeux d’alcôve bat son plein, ni le chômage ni la misère ne semblent vouloir inverser leurs courses folles. Plus de 135 millions de repas distribués par les restos du cœur, pour la campagne 2012-2013 et une envolée des expulsions de camps de Roms avec un chiffre record de 21537 pour 2013. D’un côté le très sécuritaire Manuel Valls, si prompt à défendre sa version des «valeurs républicaines», et de l’autre un Président qui se lance dans la réduction des charges et adhère, sans réserve et dans la plus pure logique croissantiste, au modèle libéral. Ce très cher libéralisme économique qui, allié à une réduction drastique de la dette autrement dit à de l’austérité, serait la seule façon de créer de l’emploi. Ceux qui ont écouté avec grande attention le discours du Bourget, «mon ennemi c’est la finance» disait-il, auront sans doute bien du mal à se reconnaître dans ce qu’il faut bien nommer un tournant. Et à cela s’ajoute une solidarité, notamment européenne, foulée au pied et une nouvelle et énième dénonciation d’un mille-feuille territorial responsable de toutes les dérives, entre autres financières.

Changer d’ère…

Remettons les choses dans l’ordre. Dans l’économie mondialisée seul un logiciel dépassé peut amener au raisonnement obsolète: croissance = emploi, baisse des charges = investissement. C’est ignorer que la croissance se joue au niveau planétaire et que l’emploi n’est plus mécaniquement lié ni à la consommation, ni à la production. Tous les chiffres montrent que le rapport de force entre spéculation et investissement, entre actionnaires et entrepreneurs n’est pas en faveur de l’économie de production entrepreneuriale.

Conséquence, non content de casser la logique solidaire de redistribution sociale assurée pour les allocations familiales par la Sécu, le transfert de «charges» des cotisations patronale, vers le budget de l’Etat et sa logique centralisatrice, pourrait bien se convertir en euros sonnants et trébuchants. De ceux qui dans la poche des actionnaires alimentent la spéculation internationale, sans pour autant créer de l’emploi. Conséquence aussi avec un budget de l’Etat exsangue: il est de bon ton de s’attaquer aux autres «freins» du système libéral : la Sécu, le service public, les collectivités territoriales. Insistons sur ce dernier point et son habituel couplet sur un nombre de régions prétendument trop important.

New deal

Là aussi parlons clair. Donner du sens à l’action publique, favoriser une citoyenneté active passe par des structures reconnues, des actions non redondantes et des « chefs de filat » clairement établis. Une organisation solidaire qui inscrive l’égalité sociale et territoriale au cœur de ses politiques publiques demande de la proximité comme une certaine hauteur de vue. La proximité il faut aller la chercher dans le couple communes-communautés de communes. Ces dernières, métropolisées ou non, urbaines comme rurales, doivent être organisées en respectant les bassins de vie, les païs. Les régions, architectes du territoire, auront à travailler avec ses structures et coordonner les projets pour une plus grande cohérence et une meilleure utilisation de l’argent public. Ainsi, à terme, si une structure doit disparaître c’est bien le département ! Leurs compétences de proximité (sanitaire, social, prévention, handicap…), incontournables pour des populations durement touchées par les crises, étant gérées par les intercommunalités et celles liées à l’aménagement du territoire ou à l’éducation par les Régions.

Oui mais voilà dénoncer le département reste un « gros mot » dans un pays qui s’est donné comme Président un ex responsable de département. Alors que restera-t-il de cette agitation indigeste sur le mille-feuille ? Aussi pour dépasser les bruits d’alcôve qui font désagréablement écho aux agitations d’un hyper président que nous avons longuement combattu osons, pour terminer, quelques propositions.

Notre Région, la Provence, trop souvent réduite à la PACA des bobos et des technocrates, n’a pas vocation à être regroupée. Pourrait-elle s’élargir, dans une logique occitane, à la Drôme provençale et au territoire Nîmois ? La question peut être posée et nous participerons à ce débat en y amenant cette logique occitane qui fonde notre positionnement politique. Un positionnement qui porte le renforcement de l’arc latin, la construction d’une Europe du Sud, celle des peuples et des régions solidaires, celle des solidarités euros méditerranéennes.

Hervé GUERRERA

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N°190 – La Carta en discutida

Jan 23, 2014

Lo primièr ministre a anonciatque la question de la ratificacion de la Carta europèa de las lengas vendriá en discutida a l’Amassada nacionala cap a la fin del mes de genièr.

Òm se pot regaudir d’aquesta decision, sustot que s’es pas sentit fins ara una volontat ferotja del costat del govèrn de fair e avançar aqueste dossièr.

Dins un comunicat (14/12/13), l o Partit Occitan se felicita d’una tala iniciativa esperada dempuèi d’ans, mas precisa que sèm pas al cap del camin (referendum o adopcion pel Congrès) e que, de tot biais, una ratificacion deuriá èsser sostenguda per una lei-quadre que deuriá, segon lo Partit Occitan, balhar una part bèla a las Regions per menar sul terrenh la politica lingüistica.

Mobilizacion ciutadana

De notar que los moviments de promocion de las lengas demòran mobilizats e prevei ja accions pel dissabte 8 de novembre de 2014. S’espèra una demarcha dinamica e consensuala de las associacions occitanistas per mobilizar lo mai que se pòt los ciutadans sus aquesta question fondamentala dels dreits linguistiques.

Leon Castèl

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N°190 – Cebier-Occitania : fusion dinamizacion !

Jan 23, 2014

Es decidit : dins lo corrent de 2014, losdos jornals « Lo Cebier » e « Occitania – Volèm viure al país » se maridan e faràn pas qu’un ! Coma l’aviái evocat dins lo n° precedent la situacion de la premsa es dificila, e fasiá mestier als jornals occitanistas de se tornar organizar per afrontar la crisi economica que traversam.

 

A i soscar plan, es pas sonque una question financièra. L’unitat d’Occitania qu’es sovent un objècte de discussion, traparà dins aquesta fusion un element per se renfortir. Lo Partit Occitan se deviá de se provesir d’un otís de comunicacion difusit sus tot l’espandi occitan. Mas mèfi : pas question d’uniformizacion ni linguistica ni de la pensada ! Ensajarem, coma pel passat, de publicar d’articles dins los diferents dialectes de la lenga occitana e contunharem de balhar la paraula a de personas de sensibilitats divèrsas.

 

Los Provençals pòdon tanben èsser rassegurats : contunharàn de trapar dins lo futur jornal las uèits paginas qu’èran acostumats de l egir dins L o Cebier. E los redactors del Cebier auràn aital los mejans de perseguir lor trabalh de comentari e d’analisa de l’actualitat, e d’engatjar los debats que lor semblan importants.

 

Pels legeires d’O c c i t a n i a , aquel recampament porgirà un suplement de lectura e d’informacions sus Provença que demòra una region impor tant a d’Occitania.

Mas editar mai de paginas a un còst ! Subirem tanben la naussa de la TVA que passarà a 20% al primièr de genièr. Sèm doncas dins l’obligacion de far créisser lo pretz de l’abonament d’Occitania de 0,5 èuros per los que demòran dins l’Estat francés, e 0,6 èuros endacòm mai. Aquela fusion-dinamizacion es tanben l’escasença d’apelar a l’ajuda ! Podètz far conéiss er la revi sta a l ‘entorn de vosautres, podètz far un don (amai pichon, de qualques èuros), podètz plan segur nos escriure per reagir a d’articles, per aportar un sosten, eca, eca.

 

Esperam aital balhar un vam novèl a O c c i t a n i a – V VA P, un jornal vièlh de mai de trente ans e que se sarra dapasset del 200en numerò !

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Lo Cebier 135 : La Ligne Nouvelle/LGV-PACA sur les rails ?

Déc 18, 2013

Depuis que le gouvernement a décidé de ne pas donner la priorité aux grands travaux en période d’austérité, la Ligne Nouvelle, appellation consacrée, est censée remplacer la  « LGV-PACA », interdite du vocabulaire de Réseau Ferré de France. Le nouveau sigle s’inscrit dans une reconversion sémantique mais non stratégique. On savait que le début des travaux serait consacré au financement de la gare sous-terraine de Marseille (2,5 milliards) et d’une nouvelle voie Cannes-Grasse-Nice (4,5 milliards) : une façon de baliser les objectifs « terminaux » du projet global.

Derrière la bataille des mots, le programme s’inscrit dans l’immédiat avec la définition d’un fuseau qui sera défini au début 2014. Plus précisément, le gel des terrains sera envisagé avec la poursuite des études consacrées à la section Aubagne-Toulon (Cuges, Signes, Le Beausset, Evenos, via Toulon). De même, à l’Ouest de Cannes, mise en liaison de la ligne Cannes-Grasse avec le Muy. Nous voyons réapparaître un tracé que nous avions dénoncé comme étant une des possibilités du passage de la LGV. Notre opposition était et reste globale malgré les apparences de changement de cap. Il ne s’agit en aucune manière de défendre un fuseau contre un autre. Car l’annonce d’Utilité Publique pour Marseille et Nice en 2017 ne laisse subsister aucune ambiguïté sur le dossier RFF et ses décideurs.

L’information doit circuler autour de vous, beaucoup de nos concitoyens provençaux n’étant pas au courant de l’évolution du dossier ou s’imaginant que la LGV-PACA est définitivement abandonnée. Il n’en est rien. Nous allons nous retrouver avec une LGV construite morceaux après morceaux. Le but recherché est bien évidemment de passer en force, en faisant croire que la ligne nouvelle est la réponse aux transports de proximité.

Pour ceux qui douteraient encore de ce subterfuge technocratique, ils peuvent prendre connaissance

du « projet » en allant sur le site du Ministère de l‘Ecologie:

http://www.developpementdurable.gouv.fr/De-Marseille-a-Nice-une-nouvelle

On peut également visiter le site du collectif : http://stoplgvsudsaintebaume.org

 

En parallèle, Notre-Dame des Landes, parmi les grands projets inutiles, est toujours en sommeil face à la contestation des agriculteurs et de la société civile. Mais ici encore, l’Etat n’a pas dit son dernier mot. Et si les situations sont différentes, la méthode semble curieusement  la même.

                                                                                                                                                 G.T.

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