La pollucion luminosa es una causa mal coneguda mas que merita un escleratge especial. De qu’es aquò la pollucion luminosa ? E perqué es important de se pausar de questions sus nòstra consomacion d’energia e de l u m ? Quines impactes ? Quinas reglementacions ? De qué far collectivament o individualament

• Qu’es aquò la pollution lumineuse et quels sont ses impacts ?

La pollution lumineuse es t le résultat de l’utilisation massive et abusive d’éclairages artificiels mal conçus, qui engendre par exemple un halo de brume couleur orangérose au-dessus des centres urbains. Cette lumière impacte notre vision de la nuit (disparition des étoiles dans le ciel des villes) comme celle de notre environnement (disparition des repères naturels nécessaires aux migrations et reproductions).

C’est depuis une cinquantaine d’années que les éclairages extérieurs ont envahi progressivement la nuit. En effet, la lumière artificielle fait souvent notre admiration (par ses couleurs ou la mise en valeur d’ouvrages et de sites), et elle nous permet de « v i v r e », travailler, avoir des loisirs, à des heures où la plupa rt de nos anc êtres… dormaient.

Mais à reculer l’hor loge du temps, nous modifions nos cycles fondamentaux comme les rythmes c ir cadiens de 2 4h. L’a lternance jour/nuit est une des composantes fondamentales de la vie sur Terre, qui anime et régule les cycles biologiques de la flore, de la faune et des êtres humains depuis des millions d’années.

L’ut ilisa tion ma ss ive de la lumière artificielle de nuit a donc des conséquences directes sur notre santé (par exemple sur la product ion de nos hormones, la maladie d’Alzheimer, certains cancers, etc.) ma is auss i sur notre envir onnement : les arbres ne perdent plus leurs feuilles, des millions d’insectes disparaissent chaque année happés par les halos lumineux, les animaux migra teurs , les bébés tortue perdent leurs repères (lumières naturelles des étoiles et de la lune) et s ont détour nés de leur route.

• Pollution lumineuse et consommation d’énergie ?

L’ut ilisat ion mas sive et non contrôlée de lumière artificielle en extérieur produisant la pollut ion lumineuse a aussi un coût qui est celui de l’énergie consommée par l’éclairage.

En France, le lobby nucléaire a notamment oeuvr é à la mise en place massive d’éclairages publics pour utiliser les tranches de production de nuit, les centrales nucléaires ne pouvant être arrêtées lors de la baisse de consommation des foyers endormis. Il est donc possible de diminuer notre consommat ion d’énergie en diminuant notre consommation de lumière mais aus si en dirigeant mieux la lumière dont on a besoin.

Les éclairages mal conçus consomment de l’énergie inutile en engendrant de nombreuses nuisanc e s : éblouissement par la lumière horizontale qui aveugle, lumière intrusive qui rentre dans les habitats, empêchant les gens de dormir (impacts sur la santé), lumière diffusée qui part vers le ciel sans éclairer de zone utile. L’énergie ainsi dépensée ne sert à rien et coûte à la société. En effet, l’énergie consommée demanière générale a des impacts en termes d’économie d’énergie, de bilan carbone et de gaspillage des ressources naturelles.

Nous devons donc nous poser à chaque fois la quest ion de l’utilisation de la lumière art ificielle en fonction du besoin visé et de l’environnement dans lequel elle va être utilisée.

• Quelles solutions ?

Les éclairages bien conçus éclairent uniquement les zones au sol qui sont utiles, du haut vers le bas. Ils génèrent des niveaux d’éclairement raisonnables en limitant et modulant la puissance lumineuse. Ils sont allumés uniquement pendant les plages horaires strictement nécessaires ou par détecteur de présence. Certaines caractéristiques techniques comme la qualité du spectre lumineux et la température de couleur des ampoules utilisées doivent impérat ivement être pris es en compte pour une intég rat ion harmonieuse dans la ville et dans l’environnement.

Par exemple les « LED blanches » ont été proscrites dans la zone centrale de la Réserve internationale de ciel étoilés du Pic du Midi. •

Quelle législation en France ?

La France a désormais intégré, en 2009 et 2010, dans sa législation la pollution lumineus e, dans le cadre de la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement, mais tout cela reste bien timoré dans son application.

Il suffit de voir la densité lumineuse dans les nouveaux lotissements, l’absence de sensibilisation des populations par des campagnes nationales, le discours sur le besoin sécuritaire d’éclairage public, etc. Alors certes, une attention particulièreest apportée aux zones naturelles classées protégées (paysages classés, parcs nationaux, littoraux, réserves na turelles, zones natura 2000,..) et aussi aux observatoires astronomiques notamment professionnels, mais cela reste très insuffisant notamment dans le cadre de la santé humaine !

• Actions des collectivités : aménagement des territoires

Les lois du Grenelle de l’environnement traitent de tous les types d’éclairages. L’effort des pouvoirs publics porte actuellement sur les c ollect ivités locales (écla irages publics) et sur la sauvegarde des zones naturelles classées (trame b leue, trame verte, parcs na tionaux,…). Certaines communes comme la ville de Toulouse, signataire de la charte de sauvegarde de la Réserve du Pic du Midi, se sont donné pour objectif de diminuer la pollution lumineuse de 50%. Certaines zones 15 commerciales Toulousaines diminuent, voire coupent, l’éclairage de leurs parkings et de leurs enseignes publicitaires.

• Que pouvons nous faire ?

Une prise de conscience individuelle et collective est nécessaire pour faire évoluer les mentalités et les usages. Individuellement, nous pouvons modifier nos éclairages extérieurs pour ne plus éclairer le ciel et utilis er des ampoules à économie d’énergie et respectueuses de l’environnement (par exemple température de couleur moyenne à faible). Dans les résidences, demandons à changer les luminaires ronds par des luminaires éclairant vers le bas. Surtout, interrogeons-nous sur l’utilisation que nous faisons de la lumière extérieure. Demandons des détecteurs de présence dans nos rues, éteignons les enseignes lumineus es à pa rt ir d’une c er ta ine heure.

La réflexion sur la pollution lumineuse participe d’une prise en compte citoyenne de la question énergétique, responsabilise le niveau
local au niveau de la consommation et pose les questions de la remise en cause de la production électrique nucléaire et généralisée, et de la production au plus proche de la consommation : consommer moins et mieux, un défi que l’État, sous les pressions des lobbys nucléaires et du BTP, ne saura correctement relever sans une mobilisation et une action des élus de « terrain »

Lidvine Kempf
et Michel Bonavitacola

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