Le jeudi 30 juin 2011, suite à la pression d’une forte mobilisation des populations concernées, le Parlement français par 176 voix contre 151 interdit la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

L’UMP et les Centristes ont voté pour, la Gauche contre car elle considère que le texte ne va pas assez loin. S’il interdit la fracturation hydraulique, il n’interdit pas l’utilisation d’autres techniques. L’opposition de gauche souhaite l’interdiction de « l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste au nom de la préservation environnementale et demande l’annulation de tous les permis et une remise à plat du Code Minier »[1]. Plus tard, les permis de Montélimar, Villeneuve de Berg et Nant, régions où la contestation a été la plus forte, seront abrogés.

 

ONTE NE’N SIAM ?

Les pétroliers et gaziers n’ont pas abdiqué, loin de là. Après les plaintes ou recours déposés contre l’abrogation de leurs permis par Total et Schuepbach, voilà venu le temps du lobbying intensif auprès des medias et des politiques. De plus en plus d’articles, de reportages vantent l’exploitation des GDS aux Etats-Unis, exploitation qui favorise la croissance, la baisse du chômage et des prix de l’énergie. A peine fait-on en fin de reportage une petite allusion aux risques puisqu’on ne va plus faire de la fracturation hydraulique mais de la « stimulation ».

Et la manipulation  marche !

Nommée le 16 mai 2012, la ministre de l’écologie, Nicole Bricq qui s’était engagée dans la lutte contre les GS est remplacée le 21 juin. Devenu ministre, Montebourg qui écrivait sur son blog pendant la campagne à l’investiture socialiste, un article sur les GDS aux titre et sous-titres on ne peut plus clairs : « le GDS, une fausse bonne idée » – « Des risques écologiques démesurés » – « L’indépendance énergétique ne doit pas se faire au prix de catastrophes environnementales », se dit prêt … à relancer le débat sur les GDS pour favoriser Les demandes de nouveaux permis se multiplient, les forages devraient débuter bientôt. La Société Mouvoil SA, détentrice du Permis « Bassin d’Alès », qui avait annoncé qu’elle commencerait des travaux à l’automne, fait les démarches auprès de la préfecture pour obtenir l’autorisation de faire circuler des camions sismiques en Ardèche et dans le Gard.

Il est temps d’agir. Mobilisons-nous. Même si les récentes déclarations du Président de la République à la conférence sur l’Environnement nous rassurent un peu, restons mobilisés et participons le 22 avril 2012 à partir de 10 h à Saint- Christol-lez-Alès (30) à la journée mondiale contre les GD.

                                                          Gilbert BRAWANSKI

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