Nous connaissons en Provence la situation de tension que le maire d’Orange fait peser sur notre camarade Anne-Marie Hautant, conseillère municipale et vice-présidente du Conseil régional. Menacée d’expulsion du dernier conseil municipal,  (« qu’on la sorte », « elle est folle », « qu’on lui mette une balle dans la tête »), la presse régionale et même hebdo-nationale ont fait écho à ces insultes et menaces graves à l’encontre d’une élue qui remettait en question la gestion de dossiers sensibles pour la commune. Dans ce cas, comme dans celui de Christiane Taubira, il n’y a pas eu de condamnation (au moins morale) de la part de la majorité, sinon tardive pour la seconde, absente pour la première. Après tout, cela ne s’invente pas, il ne s’agit que d’une conseillère municipale dont l’action n’a pas le même écho politique pour l’équipe en place à Paris…

La réponse à cette situation, A-M Hautant l’a faite en cohérence, au juste niveau politique, dans sa déclaration officielle : elle conduira une liste d’union élargie, faisant appel à l’ensemble des citoyens orangeois. Une façon de dire, au-delà du bazar bompardien, que l’avenir de la commune est à construire ensemble et qu’elle prend avec son équipe cette responsabilité. Ni les pressions, ni les menaces ne transgresseront l’intérêt général : ni celui des citoyens des cités ni celui du centre-ville. On aimerait que beaucoup d’élus confrontés à cette situation réagissent de la même manière. Bompard le sait : avec cette opposition conséquente, il n’est pas au bout de ses peines !

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