Quand l’été est caniculaire en ce début de juillet et que vous décidez d’humer l’air de Provenc e, vous pouvez prendre la direction du Vaucluse. Et puis une nuit aux Chorégies d’Orange, après tout, pourquoi pas. Peu d’improvisation dans tout cela, car les places sont comptées.

Quant à dormir en un gîte, cela devient très problématique. C’est alors que la cigale se mit à chanter. Vous savez, le mat in, à 10h, quand une certaine température  ambiante est atteinte, la vie peut commencer. Et, des fraîcheurs montagnardes aux ardeurs  méditerranéennes,  le Partit Occitan se révèle. Non pas le PÒc des marathons électoraux qui se la joue grand seigneur parmi les princes, non, le PÒc réseau d’amitié sur le territoire occitan. Bref, le revers toujours caché de la médaille. À part qu’ici on se demande s’il n’y a pas des revers qu’il est agréable d’essayer. La médaille est un tout. Au diable les a priori. Le part i refoule ses affects à l’aulne des ambitions  personnelles. Ici, rien de tout cela, simplement, la vie.

Bref, Annie et Bernard nous accueillent dans la spontanéité des non-dits de l’intimité. Et puis, Dieu est aussi Occitan, il a inspiré pour
le lendemain une journée d’action pour le comité-Orange du PÒc, ce qui m’a permis, naturellement, d’y participer. Hardi camarade, quoi de plus agréable d’être dans ce qui  nous réunit au plus profond. Samedi matin donc, réunion du PÒc et du comité Orange- autrement, au local (gracieusement mis à disposition par la cheville ouvrière), à 9h. (9h15, en fait, parcequ’il ne faut pas confondre le temps et l’horloge). Anne-Marie Hautant a rriv e aus si ; il y a longtemps qu’elle ne confond plus le temps et l’horloge, mais on  comprend aussi très vite qu’il y a longtemps qu’elle donne au temps ce qu’elle prend à l’horloge.
L’ordre du jour est local ; l’intercommunalité, la politique de la ville, et puis le pratique ; le bulletin à définir, et puis l’a venir ; les municipales de 2014, déjà lancées, ici. Je ne comprends pas tout, forcément , mais un comité du PÒc à l’oeuvre, c’est estrambordant ! Huit  personnes ; c’est peu direz-vous ; que nenni, c’est déjà la révolution. Puis à 11h30 est prévue la réunion publique en plein air, sous les pins du quartier de l’étang. Les tracts d’invitation avaient déjà été distribués. Le but ? Dialoguer avec la population concernée, sur un projet  municipal (Bompart maire d’Orange) d’aménagement, béton, urbanisation, privatisation, de ce qui est un exceptionnel territoire naturel à un jet de fronde du coeur d’Orange. Bref, le pain quotidien pour nos comités. A.M. Hautant , Bernard Vaton juchés sur un rocher sont en prise de parole ; la leur, et la leur. Cela me fait penser aux rassemblements clandestins des protestants, dans
les “ déserts ”, au XVIIIe. L’homme dans l’action quand l’act ion doit passer d’abord par le verbe.

Une trentaine de personnes du quartier sont là. Le dialogue est fructueux. Une association de quartier se profile. Certes, l’heure de l’apéro arrive (quina calor !), mais le travail est  fait. Oui, l’object if le plus essentiel pour le PÒc, serait de tisser une toile dense de  comités actifs sur l’ensemble de l’Occitanie. Parfois il suffit de si peu de chose, mais toujours, de volonté.

En a ttendant , il n’y a pas de doute ; quand la chaleur, parfois vous accable, il n’y a rien de plus rafr aîchis sant qu’un bon jus d’Orange.
Travailler, militer, organiser, certes, mais vivre, avec.

Jacques Pince

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