Dans son communiqué après lamanifestation, à laquelle il avait appelé et à laquelle il a participé, le Partit Occitan rappelle que la question des langues, et particulièrement de l’occ itan, dépend des décisions de responsables polit iques.

Si la pression par une manifestation d’ampleur est nécessaire, elle ne suffira pas. Il faut suivre maintenant le processus de décision et continuer la press ion en a pparais sant aussi dans le champ politique en plus du champ culturel.

Ainsi le P.OC écrit :  » Pour la 4ème fois, les amis de la langue occitane sont descendus en masse dans la r ue. 30 000 pe rsonnes venues de toute l’Occitanie, c’est une délégation représentative du peuple occitan qui s’est déplacée à Toulouse le 31 mars. Quelques élus, dont le président du Sénat, une candidate à la présidentielle, des élus régionaux ou locaux sont venus apporter leur soutien. Nous devons nous en féliciter. Cela montre le besoin d’une législation pour assurer l’avenir de l’occitan.

Notons que les élus régionaux du Partit Occitan ont joué leur rôle et montré leur utilité comme porteparoles de la revendication auprès des décideurs politiques. » Le Part i Occitan poursuit enr appelant que rien n’empêche aujourd’hui de faire des politiques différenciées afin de donner aux langues un vrai satut et une place dans la vie publique.

Cela se fait dans bien des domaines.  » La Répub lique est pourtant à minima décentralisée, et de nombreuses mesures sont adaptées différ emme nt e n fonction de s li eux (littoral, montagne, zone d’éducation prioritaire…), des situations des per sonnes (handi cap, petite enfance, sans emploi…). Auc un princ ipe républic ain ne s’oppose donc à une politique et une loi favorable à la langue occitane sur son territoire. Depuis 25 ans, le Partit Occitan est présent dans les luttes en faveur de l a défense de la langue e t de la culture occitanes.

Faire pression sur les partis, les candidats, les élus, manifester dans la rue c’est nécessaire… mais ce n’est pas suffisant. Le succès de la journée du 31 mars c onfirme la né ces sité pour les Occitans d’apparaître en tant que tels dans le champ politique. Pour cela, le Partit Occitan a ouvert la voie et doit être renforcé  » .

Et maintenant ?

Après la victoire de FrançoisHollande à la présidentielle, il doit y avoir une réforme de la Constitution. Il y aura plusieurs sujets sur la table à discuter entre députés et séna teurs. François Hollande a bien reçu le mes sa ge que la ratification de la Charte ne serait pas possible sans une modi-fication de la constitution concer-nant les langues ; et il a promis de le faire dans son discours de Rennes le 4 avril.

Il a déclaré : « …je ferai dans cette révision constitutionnelle voter une disposition qui permettra de ratifier enfin la Charte des langues régionales, pour que ces langues – sans qu’elles menacent la langue officielle, la plus belle langue qui soit, la langue française –, puissent être diffusées et enseignées. « . Reste à savoir si une éventuelle modificat ion sera limitée à permet tre la ra tif ic at ion de la Charte ou si cette nouvelle disposit ion permet tra de fair e auss i passer une loi.

Il f audra dès l’élec tion de lanouvelle Ass emb lée Na t iona le prendre contact avec les députés réélus qui ont déjà travaillé sur la proposition de loi qui est déposée, a fin qu’ils étoffent avec de nouveaux venus le groupe de députés c apa bles de monter au créneau pour le vote d’une loi.

De la même façon la présence de J ean-Pier re Bel (président du S éna t) à Toulouse en fa it un interlocuteur tout désigné pour que la Haute Assemblée prenne sa part dans le travail qui reste à faire.

Pour réagir : info[a]adeo-oc.eu