Autre titre de renommée internat ionale que l ap r u n a et l’Escòla Occitana d’Estiu pour Villeneuvesur- Lot : celui qui fut son maire, passa par le ministère du budget et la honte d’être convaincu de fraude et de mensonge, a tout juste renoncé à se présenter aux élections législatives partielles mais pas aux municipales, et attend les résultats de l’enquête parlementaire et que la justice se prononce sur son compte.

Dans ces conditions, en matière de recherche de la vérité, difficile de se prononcer sur quoi que ce soit, d’autant que l’on n’est ni habilité à lire dans les consciences, ni devin, ni journaliste d’investigation, ni politologue et que toute la question en la matière est justement de trier le vrai du faux là où il y a eu mensonge avéré sans qu’on sache quelle est la forêt que cache cet arbre, quel est l’iceberg dont on ne voit que la petite partie émergée !

Le sent iment qui domine en l’affaire est que le mensonge est tellement fondamental, essentiel, et il subsiste tant de flou que l’on en vient à soupçonner que les efforts mêmes de vérité, de “transparence” ne sont que rideau de fumée destiné à donner le change ; de là, l’atmosphère délétère qui entoure le politique et le discrédite auprès du citoyen. Essayons d’expliciter le propos, même si, par la force des choses, on est contraint de parler par hypothèse. D’où les questions.

Interrogations sur l’homme

Au niveau individuel, on se demande quel rapport nos politiques entretiennent au réel : ont-ils donc une telle méconnaissance – ou mépris – du citoyen qu’ils partent à la conquête du pouvoir politique par des promesses mensongères et s’y maintiennent avec un total sentiment d’impunité, avec le sentiment que le fric, la solidarité du parti – ou de la société secrète dont ils sont membres et qui contrôle les médias acquis à leur cause – leur donne l’assurance que tout leur est permis ? Que valent les demandes de pardon quand, pour excuser sa duplicité, on invoque, à vingt reprises, sa “part d’ombre “ – “Qui n’a pas sa part d’ombre ?” – pour expliquer sa conduite et relativiser l’imposture ?

Comme si, quand on prétend exercer des responsabilités, il ne fallait pas d’abord s’en rendre digne ! Est-ce le même homme qui se dit “dévasté par le r e m o r d s ” , dont ses amis affirment avec l’émotion contenue qui convient, qu’il serait bien capable d’en finir, et qui – le “temps de deuil” passé ? – se promène une heure durant sur le marché de Villeneuve, afin de tâter la température, et qui, en définitive, renonce à la législative, soi-disant pour ne pas susciter de climat de haine, mais oubliant de mentionner le maigre résultat que les sondages lui promettent ?

Interrogations sur l’éxécutif

Et que valent par ailleurs, du côté de ses “employeurs”, les condamnations indignées, la réprobation en termes énergiques et choisis, un peu tardive toutefois, quand la question reste posée de savoir si les supérieurs hiérarchiques n’étaient au courant de rien (irresponsabilité) ou fermaient les yeux (complicité) tant que le pot aux roses n’a pas été découvert, alors que dès 2008 le mémo Garnier posait des questions sur la situation fiscale de l’intéressé ?

Que vaut de leur part la “transparence” sur le patrimoine quand on reç oit sur internet des dénonciations vengeresses sur – encore une affaire d’iceb erg – la part ie émergée – décla rée – et “le reste” ?

Une pratique habituelle

Ne par lons pas des promesses non tenues, ni d’ailleurs de celle qui a été imposée à la société malgré elle, car si les Français étaient pour le mariage des homos, ils désapprouvaient l’adoption. Or, de même que le PACS, malgré toutes les assurances fournies en son temps, ouvrait bien la voie au mariage homo, la loi validant celui-ci est bien liée à l’adoption, et ouvre bien évidemment la voie – toujours au nom de l’égalité des droits ! – aux pratiques GPA et PMA, comme le proclame sans ambages un collectif LGBT : “Le plus dur est fait (mariage et adoption) ; le plus dur reste à faire” : pratiques “médicales” dont le compte-rendu de lecture publié dans le numéro précédent expose les tenants et aboutissants.

Et puis ne soyons pas naïfs, ce qui sous-tend tout cela, c’est le projet pervers d’imposer la tristement célèbre théorie du “gender” ontologiquement mensongère faudrait-il dire : là, comme déni de la réalité et violence faite aux psychismes en formation, on ne fait pas mieux. Merveilleuse falsification de la réalité anthropologique pour brouiller chez l’enfant les repères nécessaires à sa construction psycho-affective.

La santé mentale des Français, champions de la consommation de tranquillisants et autres substances, n’est déjà pas brillante. Gageons que ce “changement de civilisation” qui commence à ressembler au “Meilleur des mondes”, arrangera les choses. Dans ces conditions, la réserve émise par le Conseil Constitutionnel – dont le verdict ne faisait d’ailleurs pa s de doute – sur le droit DE l’enfant, es t une aimable ou plutôt une sinistre plaisanterie, car qui sesoucie de l’enfant là-dedans ? C’est sans doute cela plus que toute autre chose qui motivera “les troupes” pour la manif’ prévue pour le 26 mai.

Interrogations sur l’avenir

Il ne s’agit pas ici de régler ses comptes avec qui que ce soit (nous voici rendus très loin du cas individuel dont nous sommes partis), ni d’incriminer un parti politique plutôt qu’un autre, encore moins de chanter le refrain populiste du “tous pourris !”, ni évidemment d’homophobie, mais de constater une dérive inquiétante – celle de la manipulation et du mensonge comme pratiques “normales” du pouvoir en place – car elles ruinent la confiance des citoyens dans la classe politique aux commandes.

L’habileté de celle-ci est d’utiliser le cadre démocrat ique dont elle feint de respecter l’apparence, pour en vider de fait le contenu : violence qui se retournera contre les apprentis-sorciers jouant avec le feu. Tout cela joint à la crise économique, à des déficits effroyables, à une perte de confiance en une Europe en panne et à la ponction sur les revenus et les pensions, fait que, dans ces conditions, le débat pour ou contre l’instauration d’une VIe République est dérisoire : changer les structures ne ferait rien à l’affaire ; seul compte le service du bien commun – justice et vérité en sont le fondement – dont il semble que ce soit le dernier souci des “hautes sphères”.

Jusqu’à présent, qu’ils soient de droite ou de gauche, nos dirigeants mentaient en gouvernant ; on a désormais le sentiment qu’ils gouvernent en mentant !

Le fruit empoisonné de ces pratiques détestables est non seulement un grave désaveu mais aussi le clivage du pays (or n’était-ce pas un engagement du “moi président ” d’être un prés ident consensuel ?) et la montée des haines.

On aimerait se tromper sur l’est imation de la gravité de la situation. Et c’est sans plaisir que l’on écrit tout cela, car évoquer le spectre de la guerre civile n’est pas réjouissant, mais n’est-ce pas irresponsable de se fermer les yeux ?

Una nòta d’umor per acabar Quala es aquela Ciutat antica ont los ciutadans elegissián lors dirigents – o alara los tiravan a la palha corta – e los fasiá morir se donavan pas satifaccion ? Atal colhonavan lo pòble un còp, mas pas dos. Tot èra pas marrit dins aquelas civilisacions ancianas ! Per acabar, a la manièra d’un conte : A Vilanèva, lo caüs passa, l’Escòla Occitana e la pruna demòran. Tenètz-vos fièrs !

(Bernat Vernhièras)

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