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N°184 – Le temps des vendanges

Sep 19, 2012

“ De la poda al vinMontan de la tèrra

E l’an que se’n va

E l’an que se’n ven

Quora ne sarem

Al temps de vendémias

N’aurem un de mai

N’aurem un de mens ”…(1)

 

Ces vers de Claude Marti, pour sa chanson Temps de Vendémias (2) c hantée sur l’air populaire du Temps des Cerises, nous parlent du temps qui passe. Pour les génér at ions qui ont g randi dans la chaleur boisée des maisons paysannes , les vendanges éta ient un important repère annuel.

Plus que le houx de Noël ou le gui de l’An neuf, le raisin de septembre marque encore la fin d’un cycle naturel et d’une année de travail pour les hommes et les femmes des terres dures. La fin d’un cycle, mais aussi le début d’un nouveau. En effet, la nature est ainsi faite qu’elle dérobe s es renaissances au regard des humains.

L’hiver, nous croyons que r ien ne se pass e a lors que la végétation, elle, puise déjà dans les ressources profondes du sol pour préparer la grande éclosion du printemps. Ainsi que l’a bien vu le poète, entre l’an qui s’en va et celui qui vient, le temps des vendanges est celui où tout s’achève mais où tout, aussi, recommence dans l’espérance de la récolte à venir. Si la course effrénée vers les villes et leurs banlieues éreintées par la précarité, la délinquance et le chômage, ne nous avait coupés de nos racines, nous saurions que la récolte est le produit de ce que nous avons semé et de tout le travail que nous lui avons consacré.

Rien sans rien : c’est un adage frappé au coin du bon sens. Le temps des vendanges nous pose à tous cette question simple : qu’allons-nous semer aujourd’hui et pour quelle récolte, demain ? Il n’éc happe à pers onne que nous vivons au milieu d’un monde en voie de disparition. Les profondes mutat ions technologiques produis ent des réactions en chaîne dont nous ne savons pas encore où elles nous mèneront. Des modèles économiques disparaissent sans que s e des sinent à l’horizon les contours de ceux qui les remplaceront afin que nous ayons encore quelque chose à jeter au fond de nos assiettes. Ce n’est pas le moment de céder à la panique, mais celui de s’interroger, sûrement. Un monde meurt, c’est un fait.

De quel monde voulons-nous pour le remplacer et le léguer à nos enfants ? Voilà la question. Il ne sert à rien de cultiver la nostalgie d’un monde ancien en l’érigeant en modèle. C’est une loi de la nature et de l’histoire : nous ne r eviendrons jama is d’où nous venons, sauf la poussière dont nous sommes formés et à laquelle nous retournerons, à l’heure de notre mort. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit, ici. La nostalgie de l’autre-fois, j’en revendique ma pa rt , mais je la garde enfouie au fond de moi, serrée contre mon coeur. C’est une histoire entre moi et moi. Sûrement pas la solution au problème crucial qui doit requérir maintenant toute notre énergie.

De quel monde voulons-nous ? La question pose celle de l’éducation, celle des valeurs sur lesquelles nous voulons le c ons tr uire, ce monde, celle, enfin, de choix politiques et sociétaux. Le temps de vendanges es t exaltant. Une récolte est rentrée. Elle n’a pas donné tous les fruits attendus mais ce n’est pas une raison pour désespérer. Si nos grandsparents ava ient baiss é les bras chaque fois que la grêle avait broyé les raisins sous leurs yeux…

Un nouveau cycle commence. Il nous signifie qu’aujourd’hui, tout est possible pourvu que nous osions inventer, ne rien nous interdire et bâtir, de nos mains, ce monde dont nous rêvons. Que serions-nous sans l’imagination pour guide ? Le temps des vendanges est celui de l’utopie. De l’espoir. Le temps des possibles.

S’aimatz coma ieu Lo temps de vendémias Sabètz que podèm Mostar lo mal temps… (3)

 

Serge Bonnery

1) Je traduis :  » De la taille au vin / Montent de la terre / L’an qui s’en va / Et
l’année qui vient / Quand viendra / Le temps des vendanges / Nous en aurons un
de plus / En aurons un de moins…  »
(2) Extrait de l’album El Jinete (Nord-Sud, Paratge).
(3)  » Si comme moi vous aimez / Le temps des vendanges / Vous savez que nous
pouvons / Conjurer le temps mauvais…  » Mostar vient du nom most qui désigne le
jus du raisin à partir duquel sera élaboré le vin après fermentation. M o s t a r
signifie presser (écraser) le raisin pour en sortir le jus (le must !). Mais ce verbe
décrit aussi un geste bien connu des jeunes vendangeurs d’autrefois qui consistait
à se saisir d’une grappe de raisin et l’écraser sur le visage d’une bien-aimée pour
en sui te l écher l e jus sur ses joues. Une mani ère très érotique de faire sa
déclaration et de… conjurer le risque du refus !

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N°184 – Estivada, un hestenau e tantas causas mei

Sep 19, 2012

Avetz segur ja entenut a parlar d’aquera granahèsta a Rodés ?

Lo Partit Occitan i èra augan enquèra. Segur que i èram entà profieitar de poder encontrar monde, entà escotar la navèra scèna occitana e entà poder tastar l’aligòt (10 tonas son venudas pendent lo hestenau, doncque n’i a tà tots !). Mes que i èram tanben pr’amor ua bra va energia se desga tja de l’Estivada, ua energia qui da l’ahida entà avançar e bastir amassa.

• Hòrt occitan e hòrt atractiu

Per 201 2, las causas èran ditas clarament peu director, Patrick Ros : que volem 100 000 espectators ! E perqué pas ? Rodés qu’ei la capitala occitana cada an a la fin de julhet. Un hestenau occitanista qu’ei en capacitat de hararrecotir un haish de monde. Per la dusau annada, l’Est iva da èr a descentralizada au barri nau de Borran. Que caló trobar un bèth parcatge entà arcuélher tant de monde. Punt negatiu, pas nat arba a l’entorn e donc cada vrespada que hissa va lo s ó equina ca lor ! Mes lo s er, las locomot ivas com Mas silia Sound System e Zebda qu’èran pres entas . E autanlèu lo purmèr dia, un molonàs de monde emplenava la gran plaça devant l’empont. Au demiei d’aqueths, que i èran quauques occitanistas, mes subertot tota la joenessa deus entorns qui èra vienuda entà partatjar un moment en occitan.

• Hòrt culturau e hòrt politic

Har un hes tenau occ itan n’ei pa s neutr e politicament, e cantar en occitan qu’a d’estar tanben un messatge qui enviam a la societat nosta. Quitament los Zebda qui èran vienguts dilhèu mei per amistat que per l’enveja de por tar l’occitan, se son liur ats a l’exercici. Que’us coneishem mei sus l’engatjament sociau, sus l’engatjament electorau a Tolosa dab  » les motivés  » mes qu’avèvam dejà entenut Magyd Cherfi defénder l’occitan dens lo mètro. A Rodés qu’èra tot lo grop qui’s reivindicava occitan tanben.

• Un laboratòri politic per Occitania

A l’Estivada, los politics qu’ei com los grops : que i a los qui son coneguts com Segolène Royal qui tornegè l’aligòt l’an pas sat , e puish que i a Anna-Maria Escoffier, pas tan coneguda, mes totun ministre en carga de la reforma de l’Estat e de la decentralizacion qui viengó augan. Lo quite maire de Rodés que ditz que vòu apear lo dossièr de classament Unesco de la soa vila en hicar en davant la question de l’occitan entà estar mei plan considerat. Per lo Partit Occitan, qu’ei dab ecologistas, socialistas e e enquëra d’autes part its que vòu lançar lo prumèr regr opament e 2 formacion d’elegits sus la question de la lenga nosta e au delà, pausar ua pensada politica tà l’espaci occitan : quina agricultura, quins transpòrts, quina economia, etc. Atau, l’Est ivada en mei de tot lo regropament artistic e associat iu, en mei deu regropament de las institucions (veire encadrat), que poiré estar lo lòc de reflexion per Occitania, un lòc d’escambis enter los partits politics. Un vertadèr laboratòri entà l’aviéner deu país.

• Une interrégionalité qui se construit

En 2010, les élus du Partit Occitan avaient initié une première rencontre interrégionale pour échanger sur la situation de nos régions, et pour la première fois, inviter les associations à débattre de la politique linguistique et culturelle à mener sur l’ensemble du territoire occitan. C’était le premier  » parlement occitan  » , hébergé dans la salle du conseil de la mairie de Rodez. Ce fut un succès et tout le monde en redemandait. En 2011, 7 régions occitanes étaient représentées, et un débat public sur la politique linguistique était annoncé dans le programme officiel de l’Est ivada. Résultat, un texte rédigé en commun : la charte de coopérat ion interrégionale et trans fronta lière de développement de l’occitan, qui a été depuis signée et votée par cinq régions. En cet te année 2 012 la quest ion de l’interrégionalité occitane n’est pas qu’une affaire de régions. Étaient présents, des communes, des départements, des services de l’État . Au total, plus de 15 institutions différentes dont la Catalogne. On a pu y parler de l’ébauche d’un premier outil construit en collaboration : un office public de la langue occitane.

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Lo Cebier 129 – COUP DE COEUR de LECTURE

Sep 18, 2012

J’ai découvert cet été, un petit livre « le jardin perdu » , écrit en 1912  par un anglais d’origine islandaise- JORN DE PRECY (1837-1916). Jardinier-philosophe, visionnaire, écolo avant l’heure, JORN pressentait que l’industrialisation, l’urbanisation, les technologies nouvelles du capitalisme toujours avide de progrés,  le tourisme à grande échelle, deviendraient de plus en plus dévoreurs d’espaces verts et qui nous entraineraient loin de la nature et loin du Beau. Il déplore les immeubles noirs de fumées, les usines repoussantes, les villages et les campagnes défigurés par une agriculture mécanisée, dépourvue d’âme.

Il prévoyait que le matérialisme ne cesserait sa course effrénée, et ne laisserait aucune place au monde naturel. Il était attristé de voir la transformation des « lieux anciens véritables » en monuments restaurés pour touristes affamés de dépaysements. « les vieux châteaux, les cathédrales gothiques, tours, chapelles habités depuis des siècles par le silence, deviennent des coquilles vides qui se remplissent des exclamations extasiées de visiteurs armés de leurs guides de voyage ».

Pour assouvir le besoin de nature, d’horribles  plates-bandes  fleuries ornent les villes et les parcs nationaux sont assaillis de touristes jouant pendant quelques heures aux « sauvageons ».

Comme les grands penseurs de l’antiquité, il essayait d’incarner une vision du monde, un idéal de vie. Il ne pensait pas la philosophie, il la vivait.

Un lieu, on doit l’habiter, non en conquérant, mais en invité, comme le faisaient les peuples anciens , qui, tout guerriers qu’ils étaient, savaient faire preuve d’humilité face à la nature. Les grecs et les romains aménageaient des lieux sauvages, au coeur des  villes, là où la nature y était laissée en liberté pour que l’homme se souvienne de son origine.

Convaincu que les jardins résisteront toujours aux ravages de la modernité, Jorn de Précy a construit le sien en Angleterre dans le Oxfordshire à Greystone  .Ce jardin où il a passé une grande partie de sa vie, il l’a voulu sauvage, laissant arbres  plantes, graminées pousser librement.  « Jardiniers,  soyez paresseux »  disait-il « .

Ce jardin était ouvert et Jorn montrait volontiers les recoins les plus cachés du parc, les endroits les plus sauvages de la forêt où il fallait se frayer un chemin parmi les lianes des clématites, les fleurs et les ronciers. Claude Monet qui l’avait visité en 1906 avait écrit: « le jardin de Mr de Précy offre des tableaux d’un charme intense et indéfinissable qui vont droit au  coeur….. »

Nous ne pouvons qu’être gagnés  par le pessimisme de ces défenseurs de la nature quand nous lisons l’article paru dans le  magazine  Télérama  n° 3268  que l’artificialisation des sols s’accélère. Elle représente l’équivalent de la surface d’un département non plus tous les dix ans, mais tous les sept ans. Cette surface artificialisée est occupée non pas par les pavillons mais par toutes les infrastructures (routes, ronds-points, zones commerciales). Les seuls parkings constituent 10% de cette surface. Nous apprenons aussi qu’entre 1992 et 2004 la superficie dévolue aux centres commerciaux a augmenté de 44% alors que la consommation  n’a progressé que de 14%.

Pour protéger la nature, la forme de rébellion qu’a choisie  Jorn , et qu’il nous conseille, est que chacun d’entre nous laisse de l’espace aux vrais jardins, c’est à dire des lieux insoumis, hors normes, aux valeurs simples.

Il n’appelle pas à changer le monde mais tout simplement à faire une petite place à la vie, car la vie est  tout ce qui  échappe au pouvoir de la société hautement civilisée, ce qu’elle ne sait pas pour le moment transformer en marchandise.

Selon lui, poser la question de l’avenir du jardin, c’est poser la question de l’avenir de l’humanité, tant le jardin et l’homme sont intimement liés…..

ELIANE ROBUSKI MARTIN

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Lo Cebier 129 – A la source de la culture occitane

Sep 18, 2012

Les troubadours, dès le début de leurs entreprises poétiques, héritaient de toute une rhétorique de jeux verbaux que les clercs avaient développée en latin. Il s’agit le plus souvent de genre humoristique. Parmi les quelques chansons en occitan que nous a laissées Guilhem 9 d’Aquitaine (seulement 7), lui le premier des troubadours connus (premier du moins dans la connaissance actuelle), tour à tour évoquant les raffinements de l’amour courtois et la pire des grivoiseries avec ses deux cavales, , il y a un texte étrange, étonnamment moderne qui ouvre une porte du côté de la folie et du nihil, une chanson peut-être à clé évoquant le pur néant (lo drech neiènt en occitan) avec sûrement en filigrane aussi l’idée de l’amour impossible d’une femme idéale, la femme aimée étant intrinsèquement la quintessence de la féminité elle-même…

(Farai un vèrs de drech nient :

 Non èr de mi ni d’autra gent…) –« Je ferai un vers de pur néant /ni sur moi ni sur quelqu’un d’autre,/ ni sur l’amour, ni sur la jeunesse,/ ni sur rien d’autre,/ je viens de le trouver en dormant sur mon cheval,/ je ne sais sous quel signe je suis né,/ je ne suis gai, ni ne suis triste,/ je ne suis ni sauvage ni familier… »

A travers cette chanson qui est aussi une réponse anticléricale aux prélats, Guilhem 9 se situe à l’avant-garde sulfureuse de la fin du 11-ème, début 12-ème et fait allusion à la théologie négative. Il s’agit de dire ce qui n’est pas tout en affirmant en creux l’identité individuelle et le sens du destin, les lois du hasard existentiel. Dans ce texte, au détour d’un vers, le troubadour évoque l’abbaye de Saint Martial près de Limoges, est ce fortuit ? On sait aujourd’hui qu’à l’aube de l’érotique des troubadours c’est justement là que de jeune moines en dissidence radicale ont commencé à chanter la quête d’absolu que permet la rencontre amoureuse ici-bas, tournant le dos aux habituels chants liturgiques clamant avec ferveur l’amour de Jésus, Marie et tous les saints.

Longtemps après sa mort, ceux qui ont relaté la vie (vida) du Comte de Poitiers, Guilhem d’Aquitaine, disait de lui qu’il était l’ennemi de toute pudeur et de toute sainteté ! Beau programme. Certes, il fut excommunié deux fois par le Pape ; l’inventeur de la lyrique des troubadours, il fallait lui assurer l’enfer jusqu’à la fin de ses jours tellement il fut poète, mécréant, insolent, arrogant, cru, créatif, luxurieux en plus d’avoir été l’un des seigneurs les plus puissants de son temps !

-« Je suis malade et tremble de mourir/ mais je n’y connais que ce qu’on m’en a dit

je chercherai un médecin à ma fantaisie/ mais je ne sais qui

il sera bon médecin s’il peut me guérir,/  mais non si j’empire. »-

 

                                                                                                           Thierry OFFRE

————————–

lVient de paraître cet ouvrage de qualité qui est plus qu’une simple introduction à l’un des troubadours parmi les plus célèbres :

FIN’AMOR et folie du verbe- Arnaut Daniel

Introduction et traduction de Pierre Bec, édition bilingue oc/fr

– Fédérop. Le Pont du Rôle- 24680 Gardonne- 14€

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Lo Cebier 129 – Toponimia : Lo nom de ROCABRUNA

Sep 18, 2012

Garcin dins son dicionari de Provença  alega que dins lei vièlhs actes trobèm « Rupe e Brunensis», valent à dire que lo vilatge de ROCABRUNA tèn son nom de la rocalha que se dreiça à l’ extremitat dei  Mauras.

Aquela rocalha qu’un professor de l’universitat de Marsilha ditz qu’es lo Ogar de Provença. La rocalha que cadun pòu veire  de quilomètres à l’entorn, lei gents dau pais coma lei toristas dobtan pas que lo nom vèn d’aquela rocareda tant espetaculària.

Fau esperar l’an 2000 per qu’ una istoriana  que li dien Elisabèt SAUZE venguèsse nos dire lo contrari. « Fau se mesfisar deis evidéncias en toponimia, encara mai qu’alhors » , nos ditz  l’ istoriana .

La premiera cauva es la distància que l’ i a entre lo vilatge e la rocalha , mai d’un quilomètre. La segonda cauva a trach à la color, la rocalha es roja sang, la ròca dau vilatge tira mai sus lo negre.

Fau se rementar que « roca », dins leis actes dei sègles XI e XII, avia dos sens, un que vau dire en occitan –provençau coma en francés, « roche », e l’autre, encuei totalament oblidat, equivalent de castrum, valent a dire castèu   .

En quichaclau, direm qu’es pas la rocalha qu’a donat son nom au vilatge , mai lo vilatge qu’ a donat son nom a la rocalha .

                                                                                                                                  Joan Pau MARTIN

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AVEM LEGIT – Confédération et Fédération : l’Antithèse.

Sep 18, 2012

Textes choisis par Jean-Françis Billion et Jean-Luc Prevel. Préface de Lucio Levi. « Ce livre a pour but de tordre le cou aux erreurs d’interprétation concernant le fédéralisme et en particulier ou celles revenant à confondre les notions de confédération et de fédération. Ce livre est important à l’heure où dans la crise économique et financière qui secoue le monde et risque de mener à la dissolution de l’Union européenne, nos dirigeants se montrent incapables de faire clairement le choix de la Fédération européenne laissant ainsi s’aggraver la crise de l’Etat national en assumant le risque du retour du nationalisme, du fascisme et du totalitarisme (qui pointe aujourd’hui en Hongrie) et, en filigrane, de la logique de la guerre. »

Pour bien comprendre les enjeux d’un véritable fédéralisme européen, il faut lire ce livre.

-Presse fédéraliste et fédérop. Commandes : Editions fédérop- Le Pont du Rôle- 24680 Gardonne -16€

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Lo Cebier 129 – La « LGV PACA » rayée du… vocabulaire (des technocrates de RFF et des préfets)

Sep 18, 2012

Après les déclarations de F. Hollande sur les difficultés budgétaires, RFF et le Préfet de Région ont recommandé de ne plus parler de LGV mais de «  recherche de fuseaux » pour un usage ferré de proximité. J-Y Petit (EELV), responsable à la Région des transports, vient de son côté de déclarer que « la position de la Région est claire, la LGV ne répond ni aux attentes ni aux besoins ». En écho G. Piel (Front de gauche) rétorque : « la majorité du conseil régional, son exécutif et son président, M. Vauzelle, ont toujours agi pour la réalisation d’une ligne à grande vitesse ». Et de suggérer le tracé Nord en parallèle à l’A8, ce dont les riverains lui sauront gré.

Ce qui n’est pas un scoop quand on apprend que des appels d’offres (précédant l’attribution de marchés) de la part de RFF, délégataire de l’Etat, ont pour but de réaliser des « inventaires écologiques » et des « données topographiques » dans les trois départements concernés par ce projet toujours en cours. Respectivement 5et 6 réponses ont déjà été faites (coût de ces recherches en vue du ou des nouveaux fuseaux : 1.050.000(HT) et 100.000 euros (HT)-).On parle donc de nouveau(x) fuseau(x). Mais où? Les quelques maires invités le 18/9 en préfecture du Var ont bien compris qu’ils étaient toujours impliqués dans ce projet et mis en demeure de collaborer  une fois de plus à  une palinodie de concertation. Pour preuve ? Si vous soustrayez les maires non invités des maires invités, vous pourriez comprendre le futur projet concocté qui passerait (après Aubagne et Cuges) par Le Castellet/Le Beausset…Question subsidiaire : que pensent F. Hollande et son gouvernement de cette cacophonie ? Sont-ils déconnectés à ce point de la Région au point d’ignorer lo testarditge de leur collègue Vauzelle ? Aurions-nous là un avant-goût de la «  régionalisation » annoncée ? Ce ne serait certainement pas celle que nous attendons. La morale de ces manœuvres ? Ne lâchons rien !

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Lo Cebier 129 – GAS DE SISTRE : UNE TRANSITION ENERGETIQUE MAL EN POINT

Sep 18, 2012

Le jeudi 30 juin 2011, suite à la pression d’une forte mobilisation des populations concernées, le Parlement français par 176 voix contre 151 interdit la technique de la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

L’UMP et les Centristes ont voté pour, la Gauche contre car elle considère que le texte ne va pas assez loin. S’il interdit la fracturation hydraulique, il n’interdit pas l’utilisation d’autres techniques. L’opposition de gauche souhaite l’interdiction de « l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste au nom de la préservation environnementale et demande l’annulation de tous les permis et une remise à plat du Code Minier »[1]. Plus tard, les permis de Montélimar, Villeneuve de Berg et Nant, régions où la contestation a été la plus forte, seront abrogés.

 

ONTE NE’N SIAM ?

Les pétroliers et gaziers n’ont pas abdiqué, loin de là. Après les plaintes ou recours déposés contre l’abrogation de leurs permis par Total et Schuepbach, voilà venu le temps du lobbying intensif auprès des medias et des politiques. De plus en plus d’articles, de reportages vantent l’exploitation des GDS aux Etats-Unis, exploitation qui favorise la croissance, la baisse du chômage et des prix de l’énergie. A peine fait-on en fin de reportage une petite allusion aux risques puisqu’on ne va plus faire de la fracturation hydraulique mais de la « stimulation ».

Et la manipulation  marche !

Nommée le 16 mai 2012, la ministre de l’écologie, Nicole Bricq qui s’était engagée dans la lutte contre les GS est remplacée le 21 juin. Devenu ministre, Montebourg qui écrivait sur son blog pendant la campagne à l’investiture socialiste, un article sur les GDS aux titre et sous-titres on ne peut plus clairs : « le GDS, une fausse bonne idée » – « Des risques écologiques démesurés » – « L’indépendance énergétique ne doit pas se faire au prix de catastrophes environnementales », se dit prêt … à relancer le débat sur les GDS pour favoriser Les demandes de nouveaux permis se multiplient, les forages devraient débuter bientôt. La Société Mouvoil SA, détentrice du Permis « Bassin d’Alès », qui avait annoncé qu’elle commencerait des travaux à l’automne, fait les démarches auprès de la préfecture pour obtenir l’autorisation de faire circuler des camions sismiques en Ardèche et dans le Gard.

Il est temps d’agir. Mobilisons-nous. Même si les récentes déclarations du Président de la République à la conférence sur l’Environnement nous rassurent un peu, restons mobilisés et participons le 22 avril 2012 à partir de 10 h à Saint- Christol-lez-Alès (30) à la journée mondiale contre les GD.

                                                          Gilbert BRAWANSKI

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Lo Cebier 129 – En delà dei SIGLAS

Sep 18, 2012

N’es de siglas coma de l’intercompreneson : a dicha que se repeton dins una comunicacion expressa, sabètz plus onte ne’n siatz. Ambé lo TSCG ò « Pacha budgetària », après Maastricht, après lo TCE e Lisboan, son leis Estats au dintre d’una cèrca de solucion budgetària en fàcia de la crisa dau sistèma. La crisi es mai prefonda que se ditz, es plurala : crisi dei deutes estataus au remouc dei bancas, crisi dei nivèus de competitivitat entre lei pais de la zòna euro, crisi dau mòde de produccion en fàcia de la rarefaccion dei ressorças naturalas, adonc crisi ecologica, politica, sociala e culturala. Una paradòxa dei grandas : maridar filosofia de la creissènça e solucions individualas per leis Estats… La totala, qué !

En generalisant lei mesuras d’austeritat, agravant lei politicas antisocialas (retiradas, salaris, privatisacions), la risca de recession ponhe dins totei lei pais europencs que son pas encara tant au nivèu de casuda coma Irelanda, Grècia, Portugau, Espanha, Itàlia, e mai. Politicas economicas liberalas de la « règla d’equilibri budgetari » còntra politica comuna en fàcia dei taus d’interès especulatius, leis Estats an oblidat l’idèa d’un Estat europenc – se l’an jamai aguda. Ni federala nimai confederala, Europa enfortis l’intergovernamentau e la Comission còntra lo Parlament europenc.

Anavi oblidar : lo TSCG es coma « La ribiera sens retorn » : au mai avançatz, au mai la democracia fa arrier. En plaça finala, auretz pas gaire la possibilitat de votar : solament leis Estats vòtan e ja dotze an donat son acòrd… La messa es dicha : es plegat  lo TSCG.

 

Gerard TAUTIL   

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N°183 – Rire o plorar ?

Juil 19, 2012

Aquò’s la question.

Tè, vesètz lo Gargantuà,l’eròi de Rabelais : perdèt sa cara Badabèc al moment que la paura femna li donèt lo seu filh Pantagruèl, tant i a que, a l’encòp aveusat e vengut papà, de pensar a la jasenta defuntada, “se plorava coma una vaca”, e còpsec, de véser lo nenon tan polidet, “se risiá coma una vedèl!” Alara, rire o plorar? Aquò depend: content o pas content ? – Content ! Donc, anam rire ! Solament, cal far las causas ambe biais, e per començar aprene a conjugar : risi, rises e r i t z, coma soritz e ditz, mèfi per la tresena persona! Puèi respectar las nuanças : davant u n a r i s a l h a (causa risibla), r i s o l e j a r o r i s e j a r es se contentar d’un risolet tot pichon, o d’un riset, d’una riseta, o encara d’un richon.

A l’opausat, se quicòm vos far petar o escanar o pissar de rire (desconselhat s e portatz de cauças nòvas), podètz quitament plorar de rire e mai vos morir de rire ! Donc, començatz per vos e s c a c a l a s s a r, e coma risca de durar, anatz r i r e coma una ascla, coma una desca, coma un boçut (plegat de rire). Tot aquò se ditz encara : rire a plenas gautas, a ventre debotonat, se crebar la pèl de rire.

Ara, a partir d’un exemple coma las darrièras eleccions: un(a) candidat(a) se prenguèt una vèsta: n’i aurà totjorn per rifanhar m i s s a n t a – ment. Dins lo cas que sètz plan content de la resulta mas o volètz pas tròp far véser: anatz rire de coa d’uèlh, o rire d’aurelha. Se per contra sètz pas content, mas que volètz far mina de vos r eg audir, ana tz rir e jaune (se ditz atal en f rancés , ma s c os sí far sens ès ser chinés o japonés ?)

En occitan, se ditz : rire que d’una gauta. La de dr eita o la d’esquèrra ? Serà benlèu en fonccion de vòstras opinions politicas; donc, se vesètz qualqu’un rire pa s que d’una gauta, avisatz ; perque la lenga pòt mentir, la gauta mentís pas !

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